Ma voyante bien-aimée, documentaire sur France 5

>>  mardi 20 avril 2010

ma voyante bien aimee france 5France 5 vient de diffuser Ma voyante bien-aimée, un documentaire sur la voyance d'une durée de 52 minutes. Ma voyante bien-aimée, qui a visiblement l'ambition de dresser un portrait actuel et sérieux de la voyance et des arts divinatoires, présente des extraits de consultations avec voyants, cartomanciens, praticiens de la voyance et de l'astrologie par audiotel, et même des bribes de rituels de magie vaudou...

Ce documentaire débute avec une séquence où Carmen, une «sorcière» vaudou vêtue d'une cape noire, se promène dans les bois du Var afin d'y cueillir des plantes, notamment pour faire un envoûtement d'amour et d'autres travaux occultes. Carmen signale que sa récolte du jour consistait à collecter des plantes pour faire le bien. La sorcière déclare que, bien qu'elle n'aime pas ces pratiques, les végétaux peuvent également être employés dans des rituels pour faire le mal, c'est-à-dire de la magie noire.

Ma voyante bien-aimée enchaîne ensuite avec une visite au Salon PARAPSY de Paris, un des plus populaires salons de la voyance. On profite de l'occasion pour nous faire rencontrer des visiteurs.

Béatrice, une femme d'un certain âge qui voudrait «changer de vie», et qui désire savoir à l'avance si ce projet pourra fonctionner. Devant le public, le voyant Didier demande à la dame de lancer des galets de verre et procède ensuite à l'interprétation.

Plus loin, des étudiantes qui ne semblent pas certaines d'avoir choisi le bon domaine d'études vont consulter un voyant qui travaille avec le tarot. Question de se rassurer.

Ma voyante bien-aimée a aussi rencontré la voyante et médium Annabelle de Villedieu, pour qui le contexte économique actuel suscite beaucoup d'inquiétudes, ce qui fait que, dans les questions que les gens désireraient résoudre avec la voyance, le domaine professionnel «prend maintenant le dessus sur l'affectif».

Annabelle de Villedieu anime, depuis plus d'un an, une émission de voyance en direct, au cours de laquelle elle donne des consultations gratuites aux spectateurs qui l'appellent au téléphone. Dans Ma voyante bien-aimée, on voit aussi Annabelle de Villedieu participer à une expérience de précognition (étymologiquement «connaître à l'avance») à l'Institut métapsychique international.

Ma voyante bien-aimée fournit bien d'autres portraits de consultants (consultantes pour tout dire). Une femme d'affaires, Annie, indique qu'elle a consulté le voyant Fabrice avant d'acheter un hôtel-restaurant, afin de savoir si ce projet commercial «avait de chances de réussir». Le voyant lui a affirmé qu'elle avait tout pour réussir... et la femme d'affaires semblait ainsi réconfortée. On voit une consultation de Fabrice, qui utilise le tarot ainsi que le pendule (radiesthésie) pour répondre à des questions précises d'Annie.

Dans un café huppé de Paris, la cafédomancienne Selda Besnier, une architecte de formation, dit faire de la voyance en interprétant les formes et les textures dans le marc de café. Prix de la consultation : 30 euros. Ma voyante bien-aimée montre quelques extraits d'une interprétation de l'avenir dans le marc de café. Plus loin, Violette donne des consultations de tarot par téléphone à 2,90 euros la minute, et une de ses clientes nous suggère qu'elle a une forme de dépendance à la voyance.

Au passage, Ma voyante bien-aimée nous fait brièvement visiter un important service de voyance et d'astrologie par audiotel (100 000 appels par année!), où l'on entend un des spécialistes des arts divinatoires expliquer à un client qu'il aurait droit à une consultation de 10 minutes pour 1 euro (paiement par carte bancaire).

Peut-être pour se donner bonne conscience, Ma voyante bien-aimée prend aussi quelques minutes pour nous présenter une dame victime d'arnaque à la voyance, à qui on a demandé de débourser 1500 euros pour qu'on fasse un travail magique censé lever un mauvais sort qui planait sur elle et les siens.

Dans le documentaire Ma voyante bien-aimée, les personnes qui consultent une voyante disent qu'elles vont chercher une aide qu'elles ne peuvent pas obtenir avec leurs amis, ou qu'elles ressentent de la curiosité ou de l'excitation face à la perspective d'avoir un aperçu de l'avenir ou alors qu'elles désirent se rassurer sur un choix avant de prendre une importante décision.

Un des seuls éléments critiques du documentaire, le psychiatre Michel Lejoyeux signale qu'un «danger» de l'utilisation de la voyance tient au fait que le consultant peut percevoir sa vie comme toute tracée d'avance (qu'il a un destin dont il ne peut pas s'échapper). Le psychiatre poursuit en signalant qu'une possible emprise d'un voyant sur un consultant est également une autre source d'inquiétude.

Au final, Ma voyante bien-aimée ne nous apprend rien de vraiment nouveau et certains commentateurs voient ce documentaire comme une apologie de tous les services de voyance, astrologie, magie et autres arts divinatoires. En outre, le portrait de la pratique de la divination brossé dans ce documentaire fait même des mécontents chez les voyants qui s'estiment sérieux.

Ma voyante bien-aimée, de Sophie Pagès, est un documentaire de 52 minutes diffusé sur France 5, et réalisé par Maximal Productions avec la participation de France Télévisions. Diffusé pour la première fois le dimanche 18 avril à 20h35, dans le cadre des «Docs du dimanche», ce documentaire sera rediffusé sur France 5 le jeudi 22 avril 2010 à 16h36 et le lundi 26 avril 2010 à 10h18.


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